Ça fait cinq ou six ans que ma meilleure amie travaille deux mois par an et gagne sa vie, au moins, trois fois mieux que moi. Et je me suis toujours demandé ce qu'elle avait compris et qui m'avait totalement échappé jusque-là.
Je suis parfaitement claire avec ce que je dois faire pour développer mon activité. Mais jusqu'à présent, je n'avais aucune idée sur la façon de m'y prendre pour travailler moins et gagner plus.
Tout comme moi, je suis certaine que vous vous imaginez travailler deux mois par ans, gagner suffisamment bien votre vie pour vous consacrer à des projets qui vous tiennent à coeur et faire tout ce qui vous chante. Non ?
Je connais mon amie depuis presque vingtaine d'années et je suis au courant de la stratégie qu'elle a mise en place pour arriver à ses fins. Une stratégie minutieuse, bien pensée, qu'elle a édifiée il y a des années, et sur laquelle elle est restée focalisée, sans jamais dévier.
Mais, malgré toutes les fois ou nous en avons parlé et l'exemplarité qu'elle m'a donnée, mieux je cherche à gagner ma vie et plus je bosse !...
Un autre de mes amis passe son temps à voyager à travers la Thaïlande et les pays limitrophes, et cela, depuis quatre ans. Il fait tout ce qu'il aime : rencontrer des gens, faire de la photo, plonger, apprendre, s'engager dans des causes et soutenir les autres, s'enivrer du spectacle des plus beaux paysages de la planète, observer, témoigner. Bref ! Il est très occupé.
Chaque fois qu'il vient faire un petit tour en France, j'ai hâte de le rencontrer pour qu'il me raconte ses aventures.
Je l'écoute avec émerveillement et un peu de jalousie, je dois dire, à la pensée de tout ce qu'il me faut faire dans une journée pour avoir une vie décente et élever ma famille.

J'adorerais voyager comme il le fait, mais je me dis souvent que c'est loin de moi. À la retraite, peut-être ? Si j'en ai une et si j'ai encore la force...
évitons de mettre cela sur le dos de la famille, car il y en a des tas qui partent chaque année pour faire le tour de monde. Non ! C'est nous qui sommes coincées dans nos croyances.
Personnellement, j'ai eu la chance d'avoir des parents globes trotteurs et grâce à eux, j'ai pas mal bougé lorsque j'étais enfant. Au fond de moi, je sais très bien ce qui est possible dans ce domaine.
Puis, dernièrement, j'ai fait la connaissance d'un jeune entrepreneur. Lorsque je lui ai demandé ce qu'il faisait, il m'a annoncé tout de go :
Qu'il avait monté une entreprise avec un copain dans le but unique de financer leurs envies et leurs projets personnels !
Qu'actuellement c'était son tour d'être en France, car son partenaire était au Brésil pour retaper une maison avec des amis. Et cela depuis six moins. Mais qu'il ne travaillait que quelques heures par semaine et consacrait la majeure partie de son temps à sa petite fille et à approfondir ses connaissances en matière d'informatique.
Ajoutons qu'ils dirigent une entreprise d'une vingtaine de personnes.
Je suis repartie de notre rendez-vous avec une grosse interrogation :
"Mais qu'est-ce que tous ces gens ont bien pu avoir comme déclic et pas moi, malgré toutes les personnes incroyables que j'ai rencontrées et les connaissances que j'ai en matière de développement professionnel ?"
J'ai passé quelque temps à ronchonner dans mon coin et à réfléchir. Et il y a deux semaines, je suis tombée sur le livre de Timothy Ferriss "La semaine de 4 heures". Inutile de vous dire que j'ai sauté dessus en espérant trouver les réponses que je cherchais.
Des réponses, j'en ai trouvé pas mal. Des stratégies aussi. Mais surtout j'ai commencé à voir les choses autrement, principalement en ce qui concerne la relation que j'ai avec le travail.
Je vous invite à lire ce livre. Il est dans la continuité de celui de Laurent Gounelle "l'homme qui voulait être heureux", dont j'ai parlé dans un précédent billet.
Si j'aborde ce sujet, c'est parce que le Personal Branding est avant tout une pratique qui a pour objectif de permettre aux individus d'identifier leurs talents, afin de les mettre au service de leurs projets et de construire des stratégies qui leur permettent de tout mettre en oeuvre pour les réaliser.
Bien sûr, tout le monde n'a pas envie de ne travailler que quelques heures par semaines et de passer son temps à voyager. Quoique... lorsque j'interroge les étudiants de l'école de commerce dans laquelle je travaille sur ce qu'ils veulent faire de leur vie, les voyages ont le vent en poupe (si je peux dire !).
Mais peu importe ce que nous avons vraiment envie de faire. Ce qui est important, c'est de le faire. Un point c'est tout.
Le livre de Tim est intéressant dans ce sens, car il concerne tout le monde et tous les projets. C'est à propos de vivre sa vie pleinement et de ne pas avoir de regrets. Qu'on soit entrepreneur ou employé par une entreprise.
Pour ma part, j'entame une deuxième lecture et j'ai bien l'intention de transformer le paradigme dans lequel de vie ma vie professionnelle en la mettant au service de ce qui me tient vraiment à coeur. Et j'adore ce que je fais.
La suite au prochain numéro...
©PascaleBaumeister